Qu’est-ce que la peur de l’abandon ?
La peur de l’abandon est un élément sur lequel nous jouons constamment dans notre société. Parfois consciemment, mais souvent inconsciemment. Presque tout le monde la porte en soi, à l’exception d’un petit groupe. C’est précisément pour cette raison qu’il est si facile d’en profiter.
Pensez à la menace de perte d’emploi si vous ne faites pas ce que l’on attend de vous. Ou aux relations dans lesquelles il est implicitement dit : « Si tu fais ça, je m’en vais. » Cela arrive même aux enfants. « Très bien, alors je m’en vais, je te laisse ici tout seul. »
Le message est toujours le même : si vous n’obéissez pas, vous êtes seul, sans soutien financier ou social. Cela touche l’un des sentiments les plus intenses et les plus angoissants que nous connaissons.
La peur de l’abandon comme moyen de contrôle
La peur de l’abandon est ainsi souvent utilisée comme un moyen de diriger ou de manipuler. Autrefois, cela pouvait même littéralement être une question de vie ou de mort. C’est aussi la peur de l’abandon, mais sous une forme plus extrême.
Ce que je veux dire par là, c’est que nous sommes tous devenus partie intégrante d’un cycle que nous entretenons nous-mêmes.
La force de la solidité intérieure
Au moment où vous sentez une base solide en vous-même, quelque chose de fondamental change. Peu importe alors ce qui se passe autour de vous. Vous savez et vous sentez qui vous êtes. La peur de l’abandon s’estompe. Et avec elle, la possibilité de vous laisser manipuler.
Cette liberté ne consiste pas à devenir dur ou à n’avoir plus besoin de personne. Elle réside dans la solidité intérieure, dans le fait de faire des choix sans crainte de perte. Dans le fait de rester présent à soi-même, même si l’autre veut quelque chose de différent. La liberté n’est pas de partir, mais de rester debout. En soi.
Une expérience personnelle
Dernièrement, j’ai dû en rire moi-même. Alors que je retombais automatiquement dans ce vieux schéma, ma fille a dit très calmement et fermement : « Je sais que tu ne vas pas m’abandonner ici. Donc ça ne marche pas. Je reste ici, parce que je veux encore jouer. » Je n’ai rien pu faire d’autre que de rire et j’ai dit : « D’accord, encore un tour alors, et après on y va. »
Et c’est précisément là que réside la force : dans la concertation, dans le dialogue, dans le ressenti, d’abord ce que je veux, et ensuite ce que nous voulons. Sans rapports de force. Il est vraiment possible de faire autrement.
Cela commence par soi-même
Le changement commence toujours par soi-même. En rompant avec ce cercle de peur et de dépendance.
Lorsque vous êtes solidement ancré en vous-même, vous n’avez plus besoin de fuir ou de vous battre. Vous pouvez simplement être.
C’est la liberté intérieure.


